Renaud - Mistral Gagnant


  • A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder les gens tant qu'y en a
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts
    Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
    Leur filer des coups d' pieds pour de faux
    Et entendre ton rire qui lézarde les murs
    Qui sait surtout guérir mes blessures
    Te raconter un peu comment j'étais mino
    Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
    Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
    Et les mistrals gagnants

    A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
    Et regarder la vie tant qu'y en a
    Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
    Te parler de ta mère un p'tit peu
    Et sauter dans les flaques pour la faire râler
    Bousiller nos godasses et s' marrer
    Et entendre ton rire comme on entend la mer
    S'arrêter, r'partir en arrière
    Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
    Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
    Et nous niquaient les dents
    Et les mistrals gagnants

    A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder le soleil qui s'en va
    Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
    Te dire que les méchants c'est pas nous
    Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
    Car ils ont l'avantage d'être deux
    Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
    Que s'envolent les cris des oiseaux
    Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
    Et l'aimer même si le temps est assassin
    Et emporte avec lui les rires des enfants
    Et les mistrals gagnants
    Et les mistrals gagnants

Renaud - Fatigué


renaud - fatigué
envoyé par bisonravi1987
 
  • Jamais une statue ne sera assez grande
    Pour dépasser la cime du moindre peuplier
    Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
    Que celui des hommes qui les ont plantés
    Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
    Je changerai la sève du premier olivier
    Contre mon sang impur d’être civilisé
    Responsable anonyme de tout le sang versé

    Fatigué, fatigué
    Fatigué du mensonge et de la vérité
    Que je croyais si belle, que je voulais aimer
    Et qui est si cruelle que je m’y suis brûlé
    Fatigué, fatigué

    Fatigué d’habiter sur la planète Terre
    Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
    Sur cette fausse étoile perdue dans l’univers
    Berceau de la bêtise et royaume du mal
    Où la plus évoluée parmi les créatures
    A inventé la haine, le racisme et la guerre
    Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
    Et amène le sage à cracher sur son frère

    Fatigué, fatigué
    Fatigué de parler, fatigué de me taire
    Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
    Quand la moitié du monde en assassine un tiers
    Fatigué, fatigué

    Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
    Massacré les baleines, et bâillonné la vie
    Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
    Qui ont même réussi à pourrir la pluie
    La liste est bien trop longue de tout ce qui m’écœure
    Depuis l’horreur banale du moindre fait divers
    Il n’y a plus assez de place dans mon cœur
    Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

    Fatigué, fatigué
    Fatigué d’espérer et fatigué de croire
    A ces idées brandies comme des étendards
    Et pour lesquelles tant d’hommes ont connu l’abattoir
    Fatigué, fatigué

    Je voudrais être un arbre, boire à l’eau des orages
    Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
    Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
    Pour qu’aucun homme ne puisse y planter un drapeau
    Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
    Au cœur de cette terre que j’aime tellement
    Et que ces putains d’hommes chaque jour assassinent
    Je voudrais le silence enfin et puis le vent

    Fatigué, fatigué
    Fatigué de haïr et fatigué d’aimer
    Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
    Fatigué des discours, des paroles sacrées

    Fatigué, fatigué
    Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
    Fatigué de chercher quelques traces d’amour
    Dans l’océan de boue où sombre la pensée

    Fatigué, fatigué

Renaud - clip arreter la clope


Renaud - clip arreter la clope
envoyé par alber57
 
  • C'est pas si fastoche d'arrêter
    Cette putain de came vente libre
    Il faut une sacrée volonté, une détermination terrible
    Chaque fois j'arrête, c'est pas sérieux
    Les 12 fumeurs que je vais taxer, meurflent aussi
    Et même du feu, ils n'ont vraiment aucune volonté
    66 cigarettes dans la troche, chaque jour et ce depuis 40 ans
    A côté de la couleur de mes bronches
    Un périvaste paraîtrait blanc
    Et j'vous dit pas la tuile non plus que je leur est laissé à ces enfoirés
    Ces dealers au coin de la rue avec leurs carottes pour m'faire marcher
    Refrain
    Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie
    Trop belle avec toi et mes potes
    A trop joli
    Quand j'vois des mômes de 12-13 ans
    Qui fument déjà comme des pompiers
    J'les imagine dans 25 ans à galérer pour arrêter
    J'trouve héroïque et admirable
    Ceux qui n'ont jamais eu besoin de cette merde
    Qui ont jeté cette fumée de câble, qui chlingue comme une vieille gerbe
    Etat criminel et trafiquant, qui s'enrichi sur mon cancer
    Et qui me suppli en même temps, de filer ma pièce à Shwartzenberg
    Super trust Américains qui rendent la planète toxico
    Et expliquent que c'est pas bien, faut pas fumer dans les bistrots
    Refrain
    Et surtout je veux pas mourir, surtout pas pour un truc si con
    Et pas t'laissé seule et puis me dire qu'après 30 ans
    D'un orgueil profond, tu pourrais t'escarper
    D'un autre mec peut être même un fumeur de cigares
    Et pourquoi pas te macquer avec
    Et l'éternité deviendrai cauchemar
    Chacun sa motivation, moi c'est juste par jalousie
    Que je veux me libérer de ce poison, qui est un putain de plaisir aussi
    J'veux bien m'retrouver sur l'autre rive
    Du moment que tu meurs avec moi
    J'ai une idée pour que ça arrive
    Tu peux pas te remettre au tabac
    Refrain
    Arrêter la clope, avant qu'elle ne me prive de toi
    J' pourrais preque d'me passer de mes potes, mais pas de toi
    J'pourrais presque d'me passer des clopes

Renaud - Les Bobos


Renaud Les Bobos
envoyé par sladinji
 
Pub : Blog à voir : http://rougesang.boosterblog.com
 
  • On les appelle bourgeois bohêmes
    Ou bien bobos pour les intimes
    Dans les chanson d'Vincent Delerm
    On les retrouve à chaque rime
    Ils sont une nouvelle classe
    Après les bourges et les prolos
    Pas loin des beaufs, quoique plus classe
    Je vais vous en dresser le tableau
    Sont un peu artistes c'est déjà ça
    Mais leur passion c'est leur boulot
    Dans l'informatique, les médias
    Sont fier d'payer beaucoup d'impôts

    Les bobos, les bobos
    Les bobos, les bobos

    Ils vivent dans les beaux quartiers
    ou en banlieue mais dans un loft
    Ateliers d'artistes branchés,
    Bien plus tendance que l'avenue Foch
    ont des enfants bien élevés,
    qui ont lu le Petit Prince à 6 ans
    Qui vont dans des écoles privées
    Privées de racaille, je me comprends

    ils fument un joint de temps en temps,
    font leurs courses dans les marchés bios
    Roulent en {x4}4, mais l'plus souvent,
    préfèrent s'déplacer à vélo

    Les bobos, les bobos
    Les bobos, les bobos

    Ils lisent Houellebecq ou philippe Djian,
    Les Inrocks et Télérama,
    Leur livre de chevet c'est surand
    Près du catalogue Ikea.
    Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen
    passent leurs vacances au cap Ferret
    La côte d'azur, franchement ça craint
    Ils regardent surtout ARTE
    Canal plus, c'est pour les blaireaux
    Sauf pour les matchs du PSG
    et d'temps en temps un p'tit porno

    Les bobos, les bobos
    Les bobos, les bobos

    Ils écoutent sur leur chaîne hi fi
    France-info toute la journée
    Alain Bashung Françoise Hardy
    Et forcement Gérard Manset
    Ils aiment Desproges sans même savoir
    que Desproges les détestait
    Bedos et Jean Marie Bigard,
    même s'ils ont honte de l'avouer
    Ils aiment Jack Lang et Sarkozy
    Mais votent toujours Ecolo
    Ils adorent le Maire de Paris,
    Ardisson et son pote Marco

    Les bobos, les bobos
    Les bobos, les bobos

    La femme se fringue chez Diesel
    Et l'homme a des prix chez Kenzo
    Pour leur cachemire toujours nickel
    Zadig & Voltaire je dis bravo
    Ils fréquentent beaucoup les musées,
    les galeries d'art, les vieux bistrots
    boivent de la manzana glacée en écoutant Manu chao
    Ma plume est un peu assassine
    Pour ces gens que je n'aime pas trop
    par certains côtés, j'imagine...
    Que j'fais aussi partie du lot

    Les bobos, les bobos
    Les bobos, les bobos

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Rouge sang ( 2006 )

Site officiel : http://www.rougesang.fr/

 

Renaud - Hexagone


renaud - hexagone
envoyé par bisonravi1987
 
  • Ils s'embrassent au mois de Janvier,
    car une nouvelle année commence,
    mais depuis des éternités
    l'a pas tell'ment changé la France.
    Passent les jours et les semaines,
    y a qu'le décor qui évolue,
    la mentalité est la même :
    tous des tocards, tous des faux culs.

    Ils sont pas lourds, en février,
    à se souvenir de Charonne,
    des matraqueurs assermentés
    qui fignolèrent leur besogne,
    la France est un pays de flics,
    à tous les coins d'rue y'en a 100,
    pour faire règner l'ordre public
    ils assassinent impunément.

    Quand on exécute au mois d'mars,
    de l'autr' côté des Pyrénées,
    un arnachiste du Pays basque,
    pour lui apprendre à s'révolter,
    ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
    de cette immonde mise à mort,
    mais ils oublient qu'la guillotine
    chez nous aussi fonctionne encore.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
    et le roi des cons, sur son trône,
    j'parierai pas qu'il est all'mand.

    On leur a dit, au mois d'avril,
    à la télé, dans les journaux,
    de pas se découvrir d'un fil,
    que l'printemps c'était pour bientôt,
    les vieux principes du seizième siècle,
    et les vieilles traditions débiles,
    ils les appliquent tous à la lettre,
    y m'font pitié ces imbéciles.

    Ils se souviennent, au mois de mai,
    d'un sang qui coula rouge et noir,
    d'une révolution manquée
    qui faillit renverser l'Histoire,
    j'me souviens surtout d'ces moutons,
    effrayés par la Liberté,
    s'en allant voter par millions
    pour l'ordre et la sécurité.

    Ils commémorent au mois de juin
    un débarquement d'Normandie,
    ils pensent au brave soldat ricain
    qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
    ils oublient qu'à l'abri des bombes,
    les Francais criaient "Vive Pétain",
    qu'ils étaient bien planqués à Londres,
    qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    c'est pas la gloire, en vérité,
    et le roi des cons, sur son trône,
    me dites pas qu'il est portugais.

    Ils font la fête au mois d'juillet,
    en souv'nir d'une révolution,
    qui n'a jamais éliminé
    la misère et l'exploitation,
    ils s'abreuvent de bals populaires,
    d'feux d'artifice et de flonflons,
    ils pensent oublier dans la bière
    qu'ils sont gourvernés comme des pions.

    Au mois d'août c'est la liberté,
    après une longue année d'usine,
    ils crient : "Vive les congés payés",
    ils oublient un peu la machine,
    en Espagne, en Grèce ou en France,
    ils vont polluer toutes les plages,
    et par leur unique présence,
    abîmer tous les paysages.

    Lorsqu'en septembre on assassine,
    un peuple et une liberté,
    au cœur de l'Amérique latine,
    ils sont pas nombreux à gueuler,
    un ambassadeur se ramène,
    bras ouverts il est accueilli,
    le fascisme c'est la gangrène
    à Santiago comme à Paris.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    c'est vraiment pas une sinécure,
    et le roi des cons, sur son trône,
    il est français, ça j'en suis sûr.

    Finies les vendanges en octobre,
    le raisin fermente en tonneaux,
    ils sont très fiers de leurs vignobles,
    leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
    ils exportent le sang de la terre
    un peu partout à l'étranger,
    leur pinard et leur camenbert
    c'est leur seule gloire à ces tarrés.

    En Novembre, au salon d'l'auto,
    ils vont admirer par milliers
    l'dernier modèle de chez Peugeot,
    qu'ils pourront jamais se payer,
    la bagnole, la télé, l'tiercé,
    c'est l'opium du peuple de France,
    lui supprimer c'est le tuer,
    c'est une drogue à accoutumance.

    En décembre c'est l'apothéose,
    la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
    ils sont toujours aussi moroses,
    mais y a d'la joie dans les ghettos,
    la Terre peut s'arrêter d'tourner,
    ils rat'ront pas leur réveillon;
    moi j'voudrais tous les voir crever,
    étouffés de dinde aux marrons.

    Etre né sous l'signe de l'hexagone,
    on peut pas dire qu'ca soit bandant
    si l'roi des cons perdait son trône,
    y aurait 50 millions de prétendants.

Renaud - Morgane de toi


Renaud - Morgane de toi
envoyé par cladstrife
 
  • Y a un mariolle, il a au moins quatre ans
    Y veut t' piquer ta pelle et ton seau
    Ta couche culotte avec tes bonbecs dedans
    Lolita, défend-toi, fous-y un coup d' râteau dans l' dos
    Attend un peu avant de t' faire emmerder
    Par ces p'tits machos qui pensent qu'à une chose
    Jouer au docteur non conventionné
    J'y ai joué aussi, je sais de quoi j' cause
    J' les connais bien les play-boys des bacs à sable
    J' draguais leurs mères avant d' connaître la tienne
    Si tu les écoutes y t' feront porter leurs cartables
    'Reusement qu' j' suis là, que j' te regarde et que j' t'aime


    {Refrain:}
    Lola
    J' suis qu'un fantôme quand tu vas où j' suis pas
    Tu sais ma môme
    Que j' suis morgane de toi


    Comme j'en ai marre de m' faire tatouer des machins
    Qui m' font comme une bande dessinée sur la peau
    J'ai écrit ton nom avec des clous dorés
    Un par un, plantés dans le cuir de mon blouson dans l' dos
    T'es la seule gonzesse que j' peux tenir dans mes bras
    Sans m' démettre une épaule, sans plier sous ton poids
    Tu pèses moins lourd qu'un moineau qui mange pas
    Déploie jamais tes ailes, Lolita t'envole pas
    Avec tes miches de rat qu'on dirait des noisettes
    Et ta peau plus sucrée qu'un pain au chocolat
    Tu risques de donner faim a un tas de p'tits mecs
    Quand t'iras à l'école, si jamais t'y vas

    {Refrain}

    Qu'est-ce qu' tu m' racontes tu veux un p'tit frangin
    Tu veux qu' j' t'achète un ami Pierrot
    Eh les bébés ça s' trouve pas dans les magasins
    Puis j' crois pas que ta mère voudra qu' j' lui fasse un p'tit dans l' dos
    Ben quoi Lola on est pas bien ensemble
    Tu crois pas qu'on est déjà bien assez nombreux
    T'entends pas c' bruit, c'est le monde qui tremble
    Sous les cris des enfants qui sont malheureux
    Allez viens avec moi, j' t'embarque dans ma galère
    Dans mon arche y a d' la place pour tous les marmots
    Avant qu' ce monde devienne un grand cimetière
    Faut profiter un peu du vent qu'on a dans l' dos

    {Refrain}

Renaud - Manu

 
  • Eh Manu rentre chez toi
    Y a des larmes plein ta bière
    Le bistrot va fermer
    Pi tu gonfles la taulière
    J'croyais qu'un mec en cuir
    Ça pouvait pas chialer
    J'pensais même que souffrir
    Ça pouvais pas t'arriver
    J'oubliais qu'tes tatouages
    Et ta lame de couteau
    C'est surtout un blindage
    Pour ton cœur d'artichaut

    Eh déconne pas Manu
    Va pas t'tailler les veines
    Une gonzesse de perdue
    C'est dix copains qui r'viennent

    On était tous maqués
    Quand toi t'étais tous seul
    Tu disais j'me fais chier
    Et j'voudrais sauver ma gueule
    T'as croisé cette nana
    Qu'était faite pour personne
    T'as dit elle pour moi
    Ou alors y a maldonne
    T'as été un peu vite
    Pour t'tatouer son prénom
    A l'endroit où palpite
    Ton grand cœur de grand con

    Eh déconne pas Manu
    C't'à moi qu'tu fais d'la peine
    Une gonzesse de perdue
    C'est dix copains qui r'viennent

    J'vais dire on est des loups
    On est fait pour vivre en bande
    Mais surtout pas en couple
    Ou alors pas longtemps
    Nous autres ça fait un bail
    Qu'on a largué nos p'tites
    Toi t'es toujours en rade
    Avec la tienne et tu flippes
    Eh Manu vivre libre
    C'est souvent vivre seul
    Ça fait p't'être mal au bide
    Mais c'est bon pour la gueule

    Eh déconne pas Manu
    Ça sert à rien la haine
    Une gonzesse de perdue
    C'est dix copains qui r'viennent

    Elle est plus amoureuse
    Manu faut qu'tu t'arraches
    Elle peut pas être heureuse
    Dans les bras d'un apache
    Quand tu lui dis je t'aime
    Si elle te d'mande du feu
    si elle a la migraine
    Dès qu'elle est dans ton pieu
    Dis lui qu't'es désolé
    Qu't'as dû t'gourrer de trottoir
    Quand tu l'as rencontrée
    T'as dû t'tromper d'histoire

    Eh déconne pas Manu
    Va pas t'tailler les veines
    Une gonzesse de perdue
    C'est dix copains qui r'viennent

    Eh déconne pas Manu
    Ça sert à rien la haine
    Une gonzesse de perdue
    C'est dix copains qui r'viennent

    Eh déconne pas Manu
    C't'à moi qu'tu fais d'la peine
    Une gonzesse de perdue
    C'est dix copains qui r'viennent

 
Renaud - En cloque

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  • Elle a mis sur l' mur
    Au dessus du berceau
    Une photo d'Arthur
    Rimbaud
    Avec ses cheveux en brosse
    Elle trouve qu'il est beau
    Dans la chambre du gosse
    Bravo
    Déjà les p'tits anges
    Sur le papier peint
    J' trouvais ça étrange
    J' dis rien
    Elle me font marrer
    Ses idées loufoques
    Depuis qu'elle est
    En cloque

    Elle s' réveille la nuit
    Veut bouffer des fraises
    Elle a des envies
    Balaises
    Moi, j' suis aux p'tits soins
    J' me défonces en huit
    Pour qu'elle manque de rien
    Ma p'tite
    C'est comme si j' pissais
    Dans un violoncelle
    Comme si j'existais
    Plus pour elle
    Je m' retrouve planté
    Tout seul dans mon froc
    Depuis qu'elle est
    En cloque

    Le soir elle tricote
    En buvant d' la verveine
    Moi j' démêle ses pelotes
    De laine
    Elle use les miroirs
    A s' regarder dedans
    A s' trouver bizarre
    Tout le temps
    J' lui dit qu'elle est belle
    Comme un fruit trop mûr
    Elle croit qu' je m' fous d'elle
    C'est sûr
    Faut bien dire s' qu'y est
    Moi aussi j' débloque
    Depuis qu'elle est
    En cloque

    Faut qu' j' retire mes grolles
    Quand j' rentre dans la chambre
    Du p'tit rossignol
    Qu'elle couve
    C'est qu' son p'tit bonhomme
    Qu'arrive en Décembre

    Elle le protège comme
    Une louve
    Même le chat pépère
    Elle en dit du mal
    Sous prétexte qu'il perd
    Ses poils
    Elle veut plus l' voir traîner
    Autour du paddock
    Depuis qu'elle est
    En cloque

    Quand j' promène mes mains
    D' l'autre côté d' son dos
    J' sens comme des coups de poings
    Ça bouge
    J' lui dis "t'es un jardin"
    "Une fleur, un ruisseau"
    Alors elle devient
    Toute rouge
    Parfois c' qu'y m' désole
    C' qu'y fait du chagrin
    Quand j' regarde son ventre
    Puis l' mien
    C'est qu' même si j' devenais
    Pédé comme un phoque
    Moi j' serai jamais
    En cloque

 

Conception et réalisation Turmel Céline et Rinchard Alain